Agriculture. Vive l'innovation!

Jean-René Menier produit des végétaux et des légumes à Mauron. Il s'est rendu au Salon de l'agriculture pour échanger avec les consommateurs et découvrir de nouveaux outils.

15/03/2017 à 15:21 par journaliste.leploermelais

Jean-René Menier au milieu d'un champ de blé, des céréales qui ne rapportent plus autant qu'il y a vingt ans. -
Jean-René Menier au milieu d'un champ de blé, des céréales qui ne rapportent plus autant qu'il y a vingt ans. -

Des vaches, des chèvres, une moissonneuse-batteuse. Ce sont des choses que l’on aperçoit couramment en Bretagne. Ce n’est pas le cas dans la région parisienne. Jean-René Menier, élu référent de la chambre d’agriculture de Bretagne, était présent au Salon de l’agriculture à Paris, du 25 février au 5 mars.

L’attraction était bien sûr la moissonneuse-batteuse dans laquelle il est possible de monter. « Les enfants viennent pour ça », signale Jean-René Menier.

De la betterave à la pompe

Lui-même agriculteur, il a passé trois jours dans la capitale. « À force de voir des reportages ou des articles qui dénigrent notre métier, nous avons une mauvaise image auprès des consommateurs. Mais nous n’avons pas peur de ce que nous faisons. Peu à peu, nous faisons de la communication directe envers les consommateurs. De plus en plus d’agriculteurs utilisent Facebook ou Twitter. »

Le but premier est donc de rencontrer le public et de casser les préjugés sur la profession. Jean-René Menier, lui, est spécialisé dans la production végétale et de légumes de transformation. « Je travaille pour Daucy. Je fais des petits pois, des haricots, des choux-fleurs, des brocolis, des pommes de terre… »

« Je suis presque autonome »

À Paris, l’objectif est notamment de promouvoir les produits bretons. « Les gens croient que l’on utilise des pesticides tous les trois jours… Nous traitons uniquement en fonction des conditions climatiques ou s’il y a un risque de maladies. Si je pouvais me permettre d’enlever les traitements, je ne m’en priverais pas. »

Il souligne également le besoin de développer le « made in France ». « Nous devons maintenir la production de colza ou de betterave. Cela nous permet d’être moins dépendants des États-Unis où nous importons beaucoup de soja. »

Le colza et la betterave ont en plus l’avantage d’être transformés en carburant. Jean-René Menier tient d’ailleurs à mettre les choses au clair concernant la production de gasoil végétal. « On nous accuse de produire du gasoil au détriment de la nourriture. C’est faux ! Environ un tiers du colza récolté est transformé en huile. Les deux tiers restant permettent de faire des tourteaux. De plus, l’huile que j’obtiens avec le colza couvre 80 % de ma consommation en gasoil. Je suis presque autonome ! »

Des outils coûteux

Question autonomie, Jean-René Menier en a aussi profité pour faire un tour au salon du machinisme, en parallèle du salon international. « J’y suis allé un jour, seulement pour moi. Il y a des drones, des GPS de précision pour travailler dans les champs. J’ai vu un système de guidage automatique sur le volant d’un tracteur avec une précision à plus ou moins 2 cm. Aujourd’hui, nous sommes entre 30 et 50 cm. Avec un système de désherbage mécanique, cela limiterait l’usage de pesticides puisque l’on viendrait enlever les mauvaises herbes au plus près des plants. »

Seul hic : ces outils de dernière génération sont très coûteux. « Heureusement les prix diminuent rapidement. D’ici un ou deux ans, je pense acheter un nouveau système de guidage GPS. » Un investissement qui lui permettra de gagner du temps tout en réduisant presque à néant l’utilisation de pesticides. En plus de retrouver la confiance des consommateurs.

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