Ploërmel Kendo : rencontre avec Xavier Le Moing

Professeur d'Histoire-Géographie en tant que remplaçant sur trois établissements de la communauté de communes, Xavier Le Moing vit pleinement sa passion pour le Japon en exerçant du kendo à Ploërmel.

14/09/2016 à 10:35 par ludivineageon

Xavier Le Moing, ne pourrait pas se passer du kendo. -
Xavier Le Moing, ne pourrait pas se passer du kendo. -

Natif de la région parisienne, le jeune homme commence le sport très tôt. Il se sent déjà attiré par les arts martiaux et pratiques le judo. « Mon père et mon grand-père en faisaient déjà. »

Puis il s’attaque au ballon ovale pendant six ans sous les ordres de son professeur et aussi président de club de Nanterre : « L’ambiance était bonne, j’avais un bon niveau, ça me permettait de me canaliser. »

Après un déménagement dans la région nantaise, en même temps que le rugby, il s’inscrit au badminton, « un tout autre sport avec de la rapidité, de la technique et de la précision. » Pourtant, il poursuit encore quelques années que ce soit au lycée ou en loisir.

Le déclencheur

Lors de ses années lycée, il retrouve un livre de son père sur les arts martiaux : « J’ai découvert le kendo, il y avait aussi le judo, le karaté… »

A son entrée à l’université, il s’inscrit au dojo nantais. « Ce n’était pas toujours simple pour les horaires, je devais apporter mes affaires à l’université, je pouvais ne pas y aller pendant des mois. »

L’année de son master, le jeune homme abandonne, car il ne peut plus allier sport et études. Pendant quatre ans, il doit laisser le sport de côté sauf de temps en temps où il prend plaisir à jouer au badminton en famille.

Après l’obtention de son concours, il prend la direction de Pontchâteau. Puis il part à l’aventure au Japon pendant trois semaines : « J’avais travaillé sur la langue, le pays et ses coutumes avant ! J’ai croisé plusieurs dojos, ça m’a redonné envie quand j’ai su que j’étais affecté à Trignac, ça m’a permis de décompresser après les cours. »

Ensuite, le Nantais est muté en Bretagne à la rentrée scolaire 2015-2016 sur trois établissements scolaires en tant que TZR (Titulaire sur Zone de Remplacement). Durant l’année, le sportif se retrouve parfois trois fois par semaine au dojo que ce soit à Ploërmel ou à Saint-Nazaire. « Cette année avec la distance, j’avais peur de ne pas pouvoir gérer, je me suis donc renseigné et je prends des cours à Ploërmel aussi. »

Le kendo

Cet art martial se pratique à tout âge, pieds nus sur une aire de combat de 4×4 m. Il faut être vêtu d’un hakama (pantalon) et d’un keikogi (veste) comme à l’aïkido, mais de couleur indigo.

Il n’y a pas de chute, les adhérents sont protégés par une armure (le men pour le casque, les kote pour les gantelets, le do pour le plastron). Lors de la confrontation pour l’escrime au sabre (nommé le shinai, un sabre en bambou dont les quatre lattes qui le constituent permettent de diffuser la force quand il s’abat sur l’adversaire). La notion de posture est très importante. Contrairement à l’escrime occidentale qui se joue de profil, les adversaires du kendo se rencontrent de face.

Les coups autorisés se doivent d’être portés que sur les parties protégées. Un point est validé lorsque trois choses sont combinées, le kikentai : le cri, le corps et le sabre. Un combat dure entre trois et cinq minutes.

J’aime ce sport car le souffle est très important, le kendo m’a aidé à gérer mon énergie.

Le kendo est un mode de vie, la notion de dojo est très importante pour les sportifs tout comme le salut, le respect des lieux ainsi que la tenue tout comme le respect d’autrui. La pratique est régie par une étiquette assez précise.

56800 Ploërmel

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